Un faux dentiste sous le radar dans les beaux quartiers de Paris
L’affaire révèle les failles du système de contrôle des professions médicales. Un praticien sans diplôme valide a pu tromper les autorités et exercer durant des années dans la capitale, malgré une radiation définitive.
Une double vie entre luxe ostentatoire et imposture professionnelle
Mahiedine Ayadi cultivait l’image du praticien prospère dans les quartiers huppés de la capitale. Son train de vie faisait rêver : appartement avec vue sur l’Arc de Triomphe, bolide sportif et garde-robe de haute couture.
Les montres de luxe ornaient ses poignets tandis qu’il fréquentait assidûment les établissements nocturnes de la capitale. Il n’hésitait pas à proposer des interventions esthétiques dentaires non sollicitées lors de ses sorties.
Une usurpation d’identité soigneusement orchestrée
Le praticien avait réussi à berner l’ordre des chirurgiens-dentistes en 2021. Des faux documents lui avaient permis de justifier ses qualifications professionnelles et d’obtenir son inscription.
Cette fraude documentaire lui a ouvert les portes des centres dentaires réputés des beaux quartiers parisiens, où il s’est forgé une solide réputation.
La découverte du pot aux roses
L’institution ordinale a finalement détecté la supercherie lors d’un contrôle approfondi. Le document présenté pour attester de ses compétences s’est révélé être un faux grossier.
Cette découverte a entraîné l’ouverture d’une procédure disciplinaire qui allait mettre fin à sa carrière frauduleuse dans l’Hexagone.
Une radiation sans effet dissuasif
En mars 2023, l’ordre des chirurgiens-dentistes prononce une radiation définitive pour usurpation de titre et exercice illégal de la médecine dentaire.
Pourtant, cette sanction administrative n’a pas suffi à arrêter Mahiedine Ayadi. Durant près d’un an après sa radiation, il a poursuivi ses activités de praticien.
Un exil vers le Luxembourg
Le faux dentiste a notamment exercé au Luxembourg, échappant ainsi temporairement aux contrôles français. Cette fuite transfrontalière soulève des questions sur la coordination européenne en matière de contrôle des professionnels de santé.
Les patients qui ont consulté ce praticien durant cette période restent des victimes potentielles d’actes médicaux réalisés par une personne non qualifiée.

